S’ancrer pour s’élever : le Chemin vers la Joie, la Confiance et l’Action Juste
- Géraldine Redouté
- 31 mars 2024
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 nov. 2025

Revenir au corps, à la présence et à l’action juste
1. Pourquoi parler d’ancrage aujourd’hui ?
Dans un monde saturé de stimulations, de vitesse et d’urgences, nous perdons facilement le contact avec nous-mêmes. Nous pensons trop, ressentons peu et agissons souvent par réaction plutôt que par choix.
L’ancrage nous permet de revenir à ce qui est essentiel : notre corps, notre respiration, notre réalité. Il réunit pensée, ressenti et action. Il nous redonne de la présence, de la justesse, de la stabilité - et avec elle, la joie, la clarté et l’élan.
L’ancrage n’est pas une théorie : c’est une pratique vivante. En apprenant à revenir régulièrement en nous, puis à poser des actions alignées, nous sortons du mental, apaisons nos émotions et avançons de manière concrète.
2. L’ancrage : une pratique et non un concept
Plus que jamais, nous avons besoin de sortir du mental et de la sur-analyse pour habiter notre corps et la réalité présente.
L’ancrage ne consiste pas à « penser différemment », mais à être pleinement là, dans ce que nous vivons, ressentons et décidons.
Peu importe notre histoire, notre rythme ou nos conditionnements : nous pouvons tous réapprendre à revenir à nous, à sentir notre corps et à agir en accord avec ce qui est juste.
L’ancrage est une discipline simple et régulière qui transforme notre façon de penser, de ressentir et d’être au monde.
3. L’intériorisation : la première étape essentielle
Avant d’agir, nous avons besoin d’entrer en nous. Nous gagnons à créer chaque jour un espace pour sentir et ressentir :
revenir à nos sensations physiques
écouter nos besoins primaires et basiques
reconnaître nos émotions
clarifier nos aspirations profondes
Cette hygiène intérieure développe notre intuition et renforce notre discernement. Intérioriser, c’est nous écouter avant d’agir, pour ne plus nous perdre dans le bruit, l’urgence ou l’automatisme.
4. De l’intériorité à l’action juste
Écouter ne suffit pas. Si rien ne se met en mouvement, rien ne change. Sans action, rien ne s’ancre dans la matière.
L’ancrage consiste à incarner ce que nous avons entendu en nous. Pas dans la dureté, pas dans l’hyper-contrôle, mais dans la justesse.
Ce chemin nous apprend :
qu’il n’est pas nécessaire d’agir dans la force (« guerrier à tout prix »)
qu’il n’est pas nécessaire de se pousser ou de se brutaliser intérieurement
que l’inaction a parfois sa place (se reposer, rêver, se recentrer), mais qu’elle doit alterner avec des actes concrets
Peu à peu, en équilibrant nos polarités (agir / ressentir, yin / yang), nous sortons de notre zone de confort, pour nous relier à l’autre et au monde depuis un socle plus stable.
Je t’invite à lire l’article : « Yin & Yang : réconcilier nos polarités pour retrouver l’équilibre »
5. Mais s’ancrer, c’est quoi concrètement ?
S’ancrer, c’est :
Vivre le moment présent en pleine conscience → ce qui augmente notre potentiel créatif
Être en lien avec notre corps et nos sensations
Être nous-mêmes, avec nos qualités et nos défauts
Avoir les deux pieds sur Terre : connexion à la nature, à la matière, au réel
Sortir du mental pour matérialiser ce que nous imaginons
Nous mettre en mouvement : changer, bouger, modifier, créer
Sortir de routines qui rassurent mais n’apportent ni joie ni évolution
6. Comment s’ancrer ? (Pratiques accessibles, sans performance)
Tout ce qui nous relie à nos sensations et à notre corps est une forme d’ancrage :
marche en nature, randonnée, contact avec les éléments
sport, mouvement conscient, danse libre
jardinage, cuisine, poterie, arts créatifs, mandalas
respiration, méditation, yoga, sophrologie
auto-massage, soins corporels, toucher réconfortant
L’intention n’est pas la performance, mais la présence à l’ici et maintenant, le mouvement naturel, le plaisir du geste.
7. Pourquoi s’ancrer ? (Effets concrets et mesurables)
L’ancrage permet :
d’apaiser le mental (les “100 000 pensées / seconde” qui tournent en boucle)
de réguler les émotions trop fortes
d’accepter le fait d’être incarnés — et d’y trouver de la joie
d’accéder à l’inspiration, aux intuitions, aux guidances
de renforcer l’estime et la confiance en nous
de réduire la procrastination, la dispersion, l’indécision
de mieux nous connaître, clarifier nos besoins, nos envies, nos limites
de gérer le quotidien avec plus de fluidité (administratif, famille, organisation)
d’avancer sur nos objectifs personnels et spirituels
Plus nous sommes ancrés, plus nous sommes alignés, plus nous agissons depuis l’essentiel.
8. À quoi mène l’ancrage ? (Signes de bascule)
Lorsque nous retrouvons notre ancrage, il se passe progressivement :
Nous reprenons confiance en nous et en notre monde intérieur
Nous récoltons ce que nous avons semé (récompenses, synchronicités, opportunités)
Nous sortons des cercles de survie (passivité, fatalisme, procrastination)
Nous retrouvons la joie intrinsèque et la confiance en la Vie
Nous découvrons ce qui nous fait vraiment vibrer
Nous manifestons concrètement ce que nous aimons
Nous réunissons mental / corps / esprit, et notre créativité se déploie
9. Pour y parvenir, il nous faudra…
Lâcher le contrôle, à l’intérieur comme à l’extérieur
Prendre des risques mesurés, tester, oser, explorer
Revenir au simple, au concret, au corps
Nous remettre au centre sans nous couper des autres
Prendre nos responsabilités, sortir de la victimisation
Aller vers nos peurs pour les traverser
Assouplir la rigidité, le perfectionnisme, l’auto-exigence
Nous autoriser l’erreur
Sortir des routines stériles et des pseudo-sécurités
Reprendre notre pouvoir, toucher à notre puissance
Passer à l’action, concrétiser nos projets, rêves et intuitions
Témoignage personnel - Sortir de sa zone de confort, un pas après l’autre
Je n’ai pas traversé ce chemin par facilité, mais par nécessité intérieure. Pendant longtemps, j’ai eu peur… et pourtant j’ai avancé.
J’avais peur de m’exprimer, d’être jugée, d’être trop sensible : j’ai parlé, et tout s’est bien passé.
J’avais peur de quitter un travail sécurisant après 20 ans de carrière : j’ai osé, et j’ai choisi la liberté.
J’avais peur de m’engager dans certains projets ou liens : je l’ai fait, en confiance.
J’avais peur de montrer mes convictions, ma “vision du monde” : je les ai partagées, et tout s’est aligné.
J’avais peur d’occuper ma place et d’être visible : aujourd’hui, je crée, je publie, j’apparais en interviews, j’existe publiquement.
J’avais peur de ma sensibilité, croyant qu’elle était une faiblesse : j’ai compris qu’elle était un trésor.
J’avais peur d’ouvrir mon cœur : il est aujourd’hui grand ouvert, sans peur (ou presque).
Tu m’aurais dit il y a quelques mois que je serais sur YouTube, je t’aurais répondu : « Jamais de la vie. » Et pourtant… me voici, en train de créer ma chaîne et de me montrer telle que je suis.
Non, ce n’était pas facile. C’était un long chemin d’acceptation, d’amour de soi, d’observation, de remise en question. Mais sans regret : je me suis déployée, j’ai pris des risques, j’ai choisi la vie.
Conclusion : un pas après l’autre
Nous en sommes capables. À nous de croire en nous, de nous ancrer vraiment, et de poser des actes qui nous rapprochent de ce qui nous fait vibrer.
Pas besoin de tout révolutionner d’un coup. Pas besoin de sauter dans le vide. Juste avancer, un pas à la fois, à notre mesure, dans notre rythme.
Parce que sans action ni interaction, rien ne s’ancre.
L’ancrage n’est pas un état qu’on atteint une fois pour toutes. C’est une manière d’habiter notre vie, jour après jour.
Et plus nous nous ancrons, plus la vie nous répond.
Pont vers l’article « Yin & Yang »
Pour aller plus loin sur les mécanismes qui nous déséquilibrent (sur-Yang/sur-Yin) et la manière de réconcilier nos polarités, lire : Yin & Yang : réconcilier nos polarités pour retrouver l’équilibre.
Avec cœur,
Géraldine Redouté
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